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Du 30 mai au 3 juin 2007, la Villa Gillet organise les Assises Internationales du Roman. Notre classe - la 1ère Littéraire du lycée Albert Camus de Rillieux-la-Pape, avec son professeur de Français, M. Franck Belpois- est l'une des classes qui participent à ce projet, lequel associe plus de trente romanciers de divers pays (comme Rick Moody, Russel Branks, Erri de Luca, André Brinks, James Flint, Christine Angot, le chinois Wei-Wei, le coréen Hwang Sok-Yong...) autour de différents thèmes, comme le roman en tant que miroir social, le roman familial, le romancier face à la réalité de ses personnages... On peut consulter le site de la villa Gillet www.villagillet.net
Nous avons tous (ou presque...) lu le roman de l'anglais Tobias Hill, Le Cryptographe, publié aux éditions Rivages en 2006. Le but de ce projet est de faire un compte rendu de lecture, agrémenté d'une biographie, d'une bibliographie et d'une présentation de la classe, qui sera publié au mois de mai dans le supplément gratuit du Progrès, Lyon Plus.
Chacun d'entre nous (ou presque...) a fait un compte rendu de lecture du roman de Tobias Hill. On les a lus en classe et on en a choisi cinq. Ces cinq élus vont être lus par la classe Terminale Littéraire du lycée, laquelle est associée au projet avec l'écrivain américain Rick Moody avec son professeur de Français Mme Platz, qui va choisir celui qui sera publié.
L'intérêt de ce projet est de connaître, de lire et de rencontrer un écrivain contemporain. De plus, nous travaillons avec notre professeur d'anglais, Mme Lalanne, sur le texte original. Tout cela va figurer sur notre liste de bac pour l'oral de Français, et ça change un peu du programme...
La création de ce blog sera liée à tous nos projets autour du roman de Tobias Hill : les mails échangés avec lui (en traduction - merci Mme Lalanne), les différents comptes rendus non sélectionnés, la présentation de la classe, les photos de la classe, les liens, la présentation de Tobias Hill, notre future rencontre avec lui...
Mélanie P. & Florence P., modératrices, organisatrices, créatrices et instigatrices ; ) de ce blog.
Monsieur JOHN LAW
Vous l'aviez imaginé comme ça , n'est ce pas ? ^^
Hé non John Law n'est pas une pure invention de l'auteur Tobias Hill !
Hé oui , John Law a réellement existé ! ( Jadis.. )
¤ En résumé :
John Law ou Jean Law (1671 à Edimboug / 1729 à Venise )
John Law fut un économiste britannique qui introduisit le billet de banque en France en 1703.
Le nom du banquier se prononce Lass en français, soit du fait de l'expression anglaise Law's bank, soit à cause de sa signature peu lisible, voire du fait que la lettre w ne faisait pas partie de l'alphabet français de l'époque.
Son idée économique est que l'argent est un moyen d'échange et ne constitue pas une richesse en soi. La richesse nationale dépend du commerce. Il est le père de la finance et de l'utilisation du papier-monnaie à la place du métal et des factures.
¤ Petite Biographie :
John Law, financier écossais et ministre des Finances du régent Philippe d'Orléans a été célèbre suite à la banqueroute (= échec total) de son système bancaire en 1720.
Fils d'un riche orfèvre, Law naquit à Édimbourg. Il dut s'expatrier en 1694, après un duel au cours duquel il tua son adversaire et s'enfuit aux Pays-Bas puis voyagea à travers l'Europe pour étudier les systèmes bancaires. Ses observations furent à l'origine de ses Considérations sur le numéraire et le commerce (1720). Selon Law, l'État, responsable de la richesse d'un pays, devait favoriser la circulation du papier-monnaie afin de développer les échanges. Il estimait que la valeur accordée à l'or et à l'argent ne tenait qu'à leur usage presque exclusif comme moyen de paiement.
La nouvelle institution émit de très importantes quantités de billets, très supérieures à l'encaisse métallique de la banque tandis que le public, saisi par la fièvre de la spéculation, se disputait les actions de la Compagnie d'Occident, actions dont le cours ne cessait de monter.
La banqueroute survint en 1720 lorsque les adversaires du financier convertirent en masse leurs billets. Law, promu surintendant des Finances la même année, dut fuir la France et gagna Venise où il mourut dans la misère.
Si l'expérience permit de résorber la dette publique et favorisa effectivement le développement des échanges, elle eut d'importantes répercussions sur l'économie française. L'opinion publique rejetta longtemps le papier-monnaie, ce qui retarda les progrès du système bancaire.
Microsoft ® Encarta ® 2007. ©
Voici les cinq comptes rendus que nous avons sélectionnés sur le roman de Tobias Hill.
Le premier, c'est celui de Cindy D.
Dans l'ensemble, le roman de Tobias Hill, Le Cryptographe, m'a beaucoup plu. C'est un roman passionnant et le résumé de l'histoire est attractif. Dès le début de la lecture, l'intrigue amoureuse de l'histoire entre Anna Moore et John Law, qui est une très belle adaptation du roman de Francis Scott Fitzgerald Gatsby le Magnifique, plaît énormément. Une fois qu'on commence à lire le roman, on est impatient d'en connaître la fin, d'autant plus que l'intrigue est chronologique. De plus, le titre du livre étant Le Cryptographe, l'histoire devrait surtout se centrer sur Jonh Law, mais en réalité, le personnage principal du roman est Anna Moore et toute l'histoire se constitue autour de ses pensées, de son travail et donc de sa vie en général, John Law fait simplement partie de son enquête.
Cependant, le style d'écriture de ce roman peut apparaître comme assez monotone, on peut parler d'une écriture blanche, sans effets particuliers, un peu à l'image du perosnnage d'Anna Moore, quelqu'un d'assez froid et renfermée sur elle-même, malgré sa détermination en faveur de son travail. Par aileurs, le roman développe un rythme assez lent, notamment pour commencer, il y a peu d'actions, peu de rebondissements dans l'enquête qu'entreprend Anna tout au long de l'intrigue. D'autant plus que, à la lecture du résumé, le roman apparaît plutôt comme un roman de science-fiction, alors qu'il y a en fait peu d'éléments propres à la science-fiction, à part la date de l'histoire, 2021, et l'invention de la monnaie électronique universelle, la Soft Gold.
Au final, l'histoire de ce livre, son intrigue, sa lisibilité apportent de nombreux points forts à ce roman bien qu'il y ait peu de véritables rebondissements dans l'histoire. Peut-être que la froideur du personnage central d'Anna Moore empêche une totale identification du lecteur.
Celui de Mélanie P. à présent,
Dans le roman de Tobias Hill, Le Cryptographe, qui se passe en 2021, on découvre un système monétaire différent et à échelle mondiale, la Soft Gold, une monnaie électronique inventée par John Law, le dit cryptographe, monnaie qui a remplacé les dollars, les yens et les euros. On découvre aussi plusieurs personnages plus ou moins complexes. Ce livre parle bien entendu du Cryptographe, John Law, comme le titre l'indique, mais cela n'occupe pas la partie la plus importante du livre car on retrouve dans ce roman une intrigue amoureuse et la thématique de la confiance, comme l'indique Tobias Hill dans l'une de ses interviews. En effet, le personnage principal, Anna Moore, est Inspectrice des Impôts de sa Majesté et doit donc savoir parfaitement à qui elle peut faire confiance. De même, elle entretient des relations de confiance tout d'abord avec Lawrence, mais c'est la confiance que porte Anna à John Law qui est moins évidente et qui va prendre toute son importance au fil du roman.
Cette idée de confiance dans la monnaie Soft Gold est aussi au coeur de ce livre puisque, dans la 2ème partie, la monnaie s'effondre, victime d'un virus et Tobias Hill choisit délibérément de ne pas approfondir cet aspect-là de l'intrigue (ce n'est pas un roman catastrophe).
On peut aussi être surpris du fait que ce roman parle relativement peu de cryptographie, mais il n'en reste pas moins intéressant, et certains seront sûrement contents et surpris puisque c'est un roman assez futuriste, même si on ne peut pas dire qu'il soit vraiment un livre de science-fiction. Ce livre est déconcertant come l'est le dénouement, plutôt inattendu et surprenant.
Maintenant celui de Lucie G.
Nous sommes en 2021, à Londres. Un homme, John Law, a inventé la Soft Gold, une monnaie électronique qui a remplacé dollars, yens et euros. Son code est inviolable et sa fortune est immense. Anna Moore, inspectrice des impôts, est envoyée auprès de Law pour enquêter sur ses comptes. Une fois l'affaire réglée, Anna n'a plus qu'à partir. Mais peu après, elle apprend que la Soft Gold est victime d'un virus et John Law est en fuite... L'intrigue semble alors rebondir.
Le Cryptographe, roman a priori cyber-punk, avec sa pseudo intrigue politico-économique et un petit passage de "roman catastrophe" (au moment où le code est cassé), passage qui volontairement n'est pas travaillé, vire alors au roman psychologique. Déception ? Frustration ? Nous voilà donc plongé dans une étude sur l'évolution des personnages.
L'intrigue se développe lentement, le roman psychologique rime alors avec intrigue amoureuse, celle-ci est largement présente dans le roman, elle reste très classique, plutôt attendue. En revanche, le personnage d'Anna Moore, une jeune femme solitaire et vulnérable est un personnage intéressant, dont le charisme est dans sa détermination à mener à bien son enquête. Elle est intelligente, et si elle paraît banale, en fait elle ne l'est pas, et elle n'est jamais traitée de manière caricaturale, alors que sa relation avec John Law l'est peut-être un peu plus. D'autre part, le dénouement qui va de pair avec la complexité du personnage d'Anna Moore, nous étonne, on ne s'attendait pas à une telle fin, ce qui n'est pas plus mal. Et même si certains points techniques, autour du code de la Soft Gold, restent un peu obscurs pour un grand nombre de lecteurs, l'univers décrit exerce sur le lecteur une réelle fascination.
A présent celui d'Audrey C. que les Terminales Littéraire du Lycée ont sélectionné pour paraître dans le supplément gratuit du Progrès, au mois de mai
L'écrivain anglais Tobias Hill signait en 2003 son troisième roman, Le Cryptographe.
Ce roman, à mi-chemin entre roman de science fiction et roman d'anticipation, relate l'histoire d'une inspectrice des impôts de 36 ans, Anna Moore, chargée d'enquêter sur les comptes financiers douteux d'un homme quadrimilliardaire et pourtant des plus mystérieux, John Law, plus communément appelé Le Cryptographe, le célèbre inventeur de la Soft Gold, la monnaie universelle informatique protégé par un code réputé indéchiffrable dont John Law est l'inventeur et le détenteur... Jusqu'au jour où le code est brisé et où le monde entier subit une grave crise économique.
Ainsi Tobias Hill nous entraîne dans une réalité moins lointaine que ce que l'on pourrait penser, sur le fond d'une enquête acharnée pimentée par l'ambiguïté de la relation entre l'inspectrice et le Cryptographe, ambiguïté savamment maintenue jusqu'à la fin.
Bien que l'intrigue soit assez longue à se mettre en place, l'histoire parvient à capter l'attention du lecteur en dépit du rythme égal sur toute la longueur du roman. L'enquête se révèle des plus intéressantes, tout particulièrement dans la 2ème partie du roman où elle prend un second souffle, même si la profusion de détails sur les opérations financières ralentit un peu trop l'intrigue.
En revanche, le mystère entretenu autour du Cryptographe maintient en haleine, ainsi que la complexité de ce personnage, probablement l'un des seuls qui se démarque de par le contraste entre sa légende et ce qu'il est, à tel point qu'il éclipserait presque le personnage d'Anna Moore.
Plus qu'un enquête financière et une course contre la montre, Le Cryptographe est avant tout une analyse pointue des relations humaines et une dénonciation du matérialisme ambiant de notre société, dû à la confiance aveugle qu'accorde l'homme contemporain à la technologie de pointe, si bien que ce roman peut intéresser les lecteurs qui sont rétifs à la science fiction.
Enfin, dernier travail, celui de Camille C.
En règle générale, les inspecteurs des impôts ne sont pas les personnages les plus appréciés, et raison de plus pour ne pas en faire des héros de roman. Pourtant, c'est ce qu'a fait Tobias Hill dans son dernier roman, Le Cryptographe.
Elle s'appelle Anna Moore, est inspectrice des impôts, a une personnalité plutôt banale. Pourtant c'est elle qui va devoir inspecter John Law, le créateur du code, l'homme le plus riche du monde. De façon très simple et plutôt accessible, Tobias Hill plonge le lecteur dans une intrigue amoureuse à la limite de l'intrigue policière, le tout dans un univers assez futuriste.
Ce livre se compose de deux parties, L'Hiver et La Chute. L'écriture est neutre, assez ton sur ton, plutôt plate, le récit est au présent, et cela ralentit grandement l'intrigue et son avancée notamment dans la première partie qui est la plus longue et où, paradoxalement, il se passe le moins de choses. En revanche, la seconde ne l'est pas, on remarque une accélération subite et un enchaînement rapide des événements, qui vont aboutir à un dénouement surprenant, assez éloigné des traditionnels dénouements hollywoodiens.
Tout cela peut confirmer le caractère original de cette oeuvre, dont on peut apprécier la simplicité d'écriture, l'intrigue linéaire et qui laisse, une fois le livre fermé, comme une impression douce et amère.